Votre absence est plus présente que votre présence
Votre corps me hante, votre âme me côtoie, me précède
Chacun de mes désirs transcendent mes vrais désirs les plus profonds
Il n'y a qu'un seul moyen: je ne dois pas vous regarder dans les yeux
Vous n'êtes pas ce que je pense je le sais, je ne suis pas fou
Je vous désire en ce moment plus que tout au monde
je sais que c'est facile à dire mais c'est aussi facile à imaginer
Je dois pourtant vous résister, peut-être parce que vous êtes tellement différente de moi
Comment puis-je désirer ce qui m'est diamétralement opposé
Il doit y avoir quelque chose d'autre, quelque chose de plus fort, d'immatériel
Vous êtes une musique, un menuet une symphonie, une harmonie de dissonance
Le désir de vous me hante de plus en plus de jour en jour de façon désordonnée
Mais vous avez raison de vous éloigner de moi, de garder la distance que vous vous auriez du toujours garder d'ailleurs
Vous savez que je veux plus mais ne peux pas plus, que la distance est nécessaire et inévitable
Est-il possible d'imaginer autre scénario que de vous avoir près de moi mais en même temps nulle part
Chacune de vos odeurs me rapproche de la distance qui vous sépare de moi
Votre désintérêt, au contraire, ne fait qu'ajouter à mon intrinsèque besoin d'aimer mais aussi d'être aimé
Quoique vous en pensiez, j'ai de la difficulté à vivre sans vous, je peux mais de plus en plus difficilement
Je ne me comprends pas, il y a quelque chose que je n'arrive pas à définir, il n'y a pas de mot
Mais il doit bien y avoir un mot pour décrire cet état d'être
Comment définir l'indéfinissable, sur cet air de Bach, je ne peux vraiment pas
Je suis sûrement imbécile, je suis sûrement hors de la norme
Pour ce soir, c'est tout ce que j'ai à vous dire.
Au Revoir, dans tous les sens du mot !