Par le passé, j'écrivais pour nous, en croyant que tout était accessible
Désormais, je n'écrirai que pour vous et pour vous seul
Même si plus jamais vous ne me lirez ni ne tiendrez entre vos douces mains mes pensées que j'aurai laissé tomber
Il y a un age pour faire des rêves et un pour les réaliser
Serait-je, à cause de vous, rendu plus loin que cela encore
Aurais-je dépassé la limite que vous m'imposiez et que j'acceptais de mon plein gré
Mais je suis certain que les mots écrits ou dits ont une force insoupçonnée et vivante
si ce n'est pour celle qui les reçoit, il l'est au moins pour celui qui les envoie
J'ai été un court temps effondré mais ça ne pouvait pas durer
Pendant un moment, j'ai failli vous en vouloir malgré tout
Un tout petit peu, encore plus petit que cela, tout petit... tout petit
Mais vous valez plus que ceci et encore davantage car je ne vous aurez jamais
Ainsi la rareté augmente la valeur et votre carence aura pour moi une importance frôlant la démesure
Vous me manquez vraiment, même et surtout lorsque le jour nous quitte
Je me répète sans cesse les mots dits supportés par votre voix toute douce, toute en douceur
Je ne vois pas le jour où mon amour pour vous fera partie d'un temps révolu
Vous avez dans le regard un grand petit quelque chose de magique et d'attendrissant qui m'ébranle
Je me faufilerai dans la vie comme dans les herbes hautes, caché de vous par la force des choses
Mais vous avez fait une tache indélébile gravée dans ma mémoire et dans mon coeur, une tache de naissance sur la peau
Vous seul sauriez trouver les mots pour calmer mes larmes et pour assécher mon mal de vous
Que faut-il apporter dans mes bagages, car je veux vous quitter en restant tout de même citoyen de votre empreinte
Ni les silences ni votre absence ne pourra empêcher le crépuscule de descendre la falaise à la tombée du jour
La nuit me donne des frissons mais c'est plutôt la venue d'un jour nouveau sans vous qui me hante et me vide de mon sang
Tel le bleu du ciel comme de dans vos yeux après une bonne pluie bienfaitrice
Un soupir achevé s'échappe de ma bouche gardant en vie la douleur qui enflamme et la chaude braise ardente de votre amour perdu
Le temps passé ne reviendra jamais et la terre de mon futur restera blessée
à tout jamais par la sécheresse que vous me laissez
Mais ne croyez pas que je vous en veuille,
Bien au contraire, j'ai une douce passion de vous dévorante et noble qui contourne ce péché capital, qu'est l'orgueil
Même si vous ne m'aimez pas... moi, je vous aimerai quand même |