Je suis là, près de la fenêtre masquée par le froid de l'hiver sans tourterelle dans mon alcôve
La pureté de la nature gelée vous ressemble, la vie sans vous est plus que lente
Le temps s'écoule lentement entre deux lettres puis se bouscule quand je vous couche sur papier
J'ai la déception dans le noir de ne pas voir votre sourire qui me donnait le goût de tout
Comment être heureux si je partage ma vie avec la solitude et la folie
Puis sans raison apparente, mon coeur se transforme en une lumière multicolore étincelante
Vous me donnez vie à la seule pensée de vos formes envoûtantes
J'en suis malade, il est tant et tellement difficile de vivre ainsi en constant conflit
Je n'arrive plus à savoir de quoi j'ai envie, j'erre du phare au flambeau
Si je n'entendais pas mon coeur battre, je ne saurais que je suis en vie
Je suis mue par une tristesse en manque de baisers d'automne blotti entre vos bras
Votre main ne pressera jamais la mienne mais la mienne restera pendante entre l'ombre à la lumière sans but précis
Je m'en vais ça et là, pensant, errant vers nulle part au gré de mes souvenirs passés
Mes paupières sont lourdes de l'inconsolable mélancolie qui m'habite malgré tout
Je me souviens tremblotant à l'effluve que vous laissiez derrière vous sans le vouloir
Vous êtes une promesse de printemps comme le dernier petit grain de neige tout blanc, tout tendre comme une semence en devenir
Tel le bourgeon du printemps et les inséparables se bécotant innocents de jeunesse, insouscient du temps qui fuit
Dans ma tête tourne tous mes fantasmes que je n'oserai plus vous dire
Des marées de délices qui vont et reviennent, je vous imagine dans un bain de lait et de roses
Il me vient des idées dans la tête que je ne sais plus si elles sont bonnes ou mauvaises
Vous voyez l'effet que vous me faites, vous comprenez pourquoi je ne me comprends plus, vous comprenez maintenant
J'aimerais que mes larmes soient dans vos yeux et que votre sourire soit sur ma bouche pour partager mes humeurs
Mais quand on est un homme on ne dit pas ces choses là
Pourtant, un seul baiser de vous et je tomberais tendrement endormi pour la nuit, rien qu’un seul… |