Vous êtes, en pensée, ma sublime colombe de l'aurore au couchant
À votre grâce, je m'oppose en tant que maladroit de l'amour
Je n'ai pas d'idées nouvelles à vous dire, que d'évidentes confidences à réaffirmer
J'ai peine à me faire la morale et me convaincre de la légèreté de mon lien avec vous
Vous, créature de Dieu, êtes bien jolie dans votre simple apparat de tous les jours
L'imagination est douée d'une telle force, que je vous sens là même si vous n'y êtes pas le moindre du monde
Vous provoquez en moi une douce extase, une céleste sensation de bien-être, quelque chose proche du miel
Votre voix, une douce mélodie qui me caresse l'oreille et me transperce le coeur à la fois, parfois
Vous êtes le serpent du jardin d'Éden, mais contrairement à lui, c'est votre beauté qui m'a servi de pomme
Pour ne plus être déçu, je n'attends plus rien de vous, c'est la triste réalité des choses
Vous auriez raison, je ne sais pas comment vous aimer mais je sais que je vous aime pourtant
Je garde espoir qu'un jour, ma solitude sera moins contraignante à mon goût de vivre
Même la peau de la pêche entre mes mains me rappelle le doux duvet de votre peau, fruit de la passion, fruit de ma passion
Encore un soupir, j'ai un fort goût de nougat, de sève sucrée de printemps quand je pense que je vous reverrai demain peut-être
Vous me faites subir l'ivresse d'un moment sans que le moindre champagne ne soit sabré
Il y a quelques jours, à la blague, vous vous disiez princesse; quelle belle princesse vous faites pour un simple gentilhomme comme moi
J'aime vous aimer, j'aime penser à vous, j'aime vous avoir tout entière dans mes idées
Malgré mon chagrin, vous êtes ma Mélodie du bonheur, plus que mon exquis passe-temps, plus que mon tendre divertissement
Elle est tellement ardue la mélancolie que je m'impose, un amalgame de touchant, d'intense et de plaisir
Si j'allais en dehors, les grands espaces seraient peut-être un exutoire pour vous oublier un instant
Moi qui est rêveur, votre lucidité me relie à cette bonne vieille terre, ces champs de blé arqué par le vent en ses flancs
Je ne vous vois pas, je ne vous entends pas, pourtant je vous ressens en dedans de moi plus que le vent tombant après la brunante
Si j'étais un petit oiseau, je viendrais me poser près de vous attendant plus que des graines plutôt un simple regard
Si j'étais un petit oiseau, je chanterais pour vous au risque de ma vie, de peur de ne plus jamais vous revoir
Merci à la nuit qui tombe, m'obligeant à encore une fois reporter à demain votre souvenir imprégné dans ma mémoire...
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